Compagnie Sambre

Sambre est une compagnie de théâtre professionnelle, implantée en Ile de France.
Notre recherche artistique porte essentiellement sur les écritures contemporaines (textes d'auteurs d'aujourd'hui, écritures vives, recueil de paroles, ...). Notre travail de création est développé dans un souci d'ouverture et d'échange avec tous les publics.


Saison 2007-2008
Tendresse, douceur et compassion au Théâtre de l'Est Parisien
Avec le couteau le pain au Théâtre de l'Est Parisien et en tournée
Immortelle exception en tournée


La Cie Sambre est soutenue par la DRAC et la Région Ile de France, le Conseil Général du Va d'Oise, la Ville de Fosses

Commentaires Récents

Mercredi 4 juillet 2007
 
AVEC LE COUTEAU LE PAIN
2006-2007
 
 
«… C’est à ne pas manquer…Carole Thibaut, aussi metteur en scène, a eu la judicieuse idée d’emprunter à l’esthétique du cinéma expressionniste allemand pour nous tendre des visions, effarées et nimbées de burlesque, à hauteur d’enfant. Visions trempées dans les eaux de la mémoire, du fantasme, de la peur, du conte enfin…Un sans-faute, vraiment, que ce Avec le couteau le pain »
L’Humanité,  Aude Brédy– mars 07
 
  «…Carole Thibaut a l’heureuse idée de court-circuiter la psychologie et d’emprunter au conte. Elle observe ses personnages par le miroir déformant du regard de l’enfant, où fantasmes, rêves et cauchemars se collent sur la réalité. Leurs comportements échappent à la logique des causalités et n’en frappent la conscience qu’avec plus de violence. La mise en scène vient habilement soutenir l’écriture : jeu stylisé, espace démesuré, théâtre d’ombres détournent toute tentation réaliste… »
La Terrasse, Gwénola David – mars 07
 
«… écrit et joué sans fioriture… la démonstration est cinglante… »
Témoignage chrétien, Jean-Pierre Han – février 07
 
«… la pièce se suit comme un récit passionnant dont le spectateur ne peut se défaire avant d’en savoir le dernier mot… »     
La république du Centre – février 07
 
« Jeune auteure et metteure en scène, à suivre, Carole Thibaut s’introduit dans le cercle des névroses familiales et dégomme le despotisme paternel. »
20 minutes - mars 07
 
«…Loin de seulement interroger, entre farce et tragédie, la violence quotidienne, Carole Thibaut a écrit un texte qui vaut comme satire au vitriol de tous les despotismes… »
Théâtre on Line, Catherine Robert – juin 06
 
« Dans Avec le couteau le pain, […] l’écriture de Carole Thibaut […] a la sobriété et l’efficacité d’un scalpel qui dissèque le mécanisme de l’oppression sans complaisance pour dénoncer la violence érigée en système de valeurs. La mise en scène et la scénographie, très originale, entre burlesque et fantasmagorie, restituent de manière très prégnante l’univers animiste de l’enfance, prisme par lequel passe cette satire douloureuse mais totalement indispensable et réussie. »
www.froggydelight.com - février 07
 
« Une beauté, une justesse et une poésie qui décuplent la violence des situations. Formidable… »
www.flucuat.net - mars 07
 
 
 
COMMENT TE LE DIRE ?
2006-2007
 
La mise en scène de Carole Thibaut s’amuse de ce va et vient entre jeu et vidéo… déjanté souvent, touchant la plupart du temps, Comment te le dire se joue des apparences. Passé l’exubérance, le spectacle s’adresse à nos sentiments, comme au monde tel qu’il est, sans concessions. 
ARTE, Le journal de la culture
 
Iconoclaste, grossier, politiquement incorrect, railleur, persifleur : Llamas dénonce les impostures existentielles et Carole Thibaut en orchestre l’éructation en un show salvateur et détonant.
La Terrasse, Catherine Robert
 
Guillaume Veyre, acteur d’exception, tata pittoresque et incisive, se livre au plus intime, donc au plus politique, au travers de Comment te le dire ? […] Il faut du courage, de l’engagement, de la folie aussi pour rendre hommage à Llamas en jouant ce texte. Merci à Carole Thibaut.  
Têtu, Hervé Pons
 
PUISQUE TU ES DES MIENS
2004-2005
 
Aucun documentaire, aucun reportage, aucune enquête à ce jour ne nous ont, comme ce spectacle, dit la réalité du monde où nous vivons, à quelques petites heures d'avion du Théâtre de l'Opprimé.
Cette pénurie des médias est d'autant plus criante que Carole Thibaut, dans sa mise en scène, rigoureuse et intense, a mêlé théâtre et vidéo. La scène donne vie à l'écran et l'écran du recul à la scène. Spectateurs, on est dans un no man's land où ne règne plus que la fantastique lucidité de Daniel Keene.
France Inter, Jean-Marc Stricker
 
Une tragédie contemporaine écrite par Daniel Keene et mise en scène par Carole Thibaut où s'entrecroisent réalisme et poésie, où se répondent travail sur scène et images vidéo.
Les Inrockuptibles
 
...Deux équipes distinctes de comédiens se partagent ces deux univers (la scène et la vidéo). Elle est sûrement là la grande beauté de ce travail, dans la variété des propositions que font les acteurs, aiguillés par une mise en scène qui refuse le propos à sens unique. Parce que tu es des miens.
La Tribune, Hervé Pons
 
La très bonne idée de la metteur en scène est de scinder l´enfer en deux, en confiant l´angoisse des futures victimes à la caméra et en réservant le plateau aux trépassés. La mise en parallèle de ces deux niveaux, où la direction d´acteurs est pareillement impeccable, produit un effet intéressant et dramatiquement très efficace. (…) Carole Thibaut est économe dans la démonstration de l´horreur et seuls les mots, portés par des comédiens à la force, à la précision, à la pudeur et à la justesse incroyables, permettent d´exprimer l´inimaginable. (…) Hommage à l´humain qui demeure sous son masque d´épouvante, Puisque tu es des miens apparaît comme la suite indispensable de Si c´est un homme.
La Terrasse, Catherine Robert
 
 
ICI, AUJOURD’HUI
2003-2005
 
 
… Le choc est frontal. Sous nos yeux, un homme et une femme se jettent des mots comme ils se lancent des coups. Leurs propos nous attaquent de plein fouet. De véritables couperets, des textes forts, à l'écriture contemporaine, acérée, tranchante, qui nous submergent littéralement… 
Pariscope (Coup de cœur)
 
… Chaque texte a une identité et une forme. Mais un objet apparaît dans tous. Il s'agit d'un couteau, qui voyage ainsi d'un univers à l'autre. Une lame qui menace et peut même trancher…
Le Monde – aden
 
 
… Installation bi-frontale d'une salle voyeuriste, organisation bifocale de l'espace scénique : les comédiens avancent et reculent au gré des parades, des ravissements et des affrontements, sur le rectangle confiné du ring amoureux. Mais au fur et à mesure, et parce que le jeu évite les pièges de l'ostentation, la distance entre la salle et la scène se réduit jusqu'à l'empathie : le public, projeté au cœur de l'intime, est aspiré par les drames auxquels il a l'impression de participer dans sa chair (…) Pour jouer la violence sans écœurer ni agacer, pour montrer la subtile angoisse cachée derrière tout échec du rapport à l'autre, il faut des comédiens sensibles et rigoureux. Tel est le cas de Carole Thibaut et de Jean-Charles Chagachbanian, jamais vulgaires dans la bassesse, toujours mesurés dans l'excès, sachant conserver la distance qui sied à l'évocation des sévices conjugaux et de l'indécence scandaleuse des cœurs errants. Evidemment complices, sachant éviter le pathos et la facilité larmoyante, les deux acteurs proposent une virée émétique dans l'univers sans issue de la haine ordinaire et de son mécanisme destructeur. Un spectacle bouillonnant et précis, ne pactisant pas avec ce qu'il dénonce et provoquant crainte et tremblements : comme toujours lorsque la tragédie est réussie !
La Terrasse - Catherine Robert
 
 … Dispositif d'une efficacité redoutable : on prend ces textes en plein visage, on n'en sort pas indemne.
Le 18ème du mois
  
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Mercredi 4 juillet 2007
L'auteur - Armando Llamas
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        “....Il avait cinquante-trois ans, et beaucoup de bons et loyaux services rendus dans le monde du théâtre, dans lequel il fut en même temps auteur dramatique, essayiste, critique, traducteur, adaptateur, bref brillant touche-à-tout, si l’on ôte à l’expression ce qu’elle conserve de stupidement péjoratif. Né à Santibanez del Bernesga, un trou en Espagne d’à peine cent cinquante habitants, il eut à l’âge d’un an la chance que ses parents partent pour l’Argentine. C’est là-bas qu’à tous égards il s’est formé, devint lui-même, tâta de l’art et de la vie nocturne. Il retrouve l’Europe en 1970, y voyage, se fixe à Paris trois ans plus tard. Il écrit dans des journaux (Combat, Libération), participe à l’administration et aux publications de plusieurs théâtres (dont celui de la Colline sous le règne de Jorge Lavelli), assiste Claude Régy dans certaines de ses mises en scène, écrit enfin ses propres textes : Images de Mussolini en hiver, texte repéré dès 1984 par Micheline et Lucien Attoun, Gustave n’est pas moderne, que Philippe Adrien mettra en scène, Lisbeth est complètement pétée, qui passionna Michel Dydim, ou encore, entre autres, ces Quatorze Pièces piégées que Stanislas Nordey prit un malin plaisir à monter. La première oeuvre jouée d’Armando Llamas, Aux limites de la mer, avait été mise en scène par Catherine Dasté. Catherine Ringer et Fred Chichin, les Rita Mitsouko en devenir, étaient de la distribution, ayant en commun avec Llamas une juste prédilection pour la danseuse Marcia Moretto, celle qui devint comme la marraine de cette magnifique chanson rythmée, Marcia Baila, et pour qui Llamas n’écrivit pas moins de cinq spectacles. Il est resté un jeune homme toute sa courte vie, avec une brillante inspiration noire, une intranquillité joueuse, un peu dansée.”
 
Extrait de l’article de Jean-Pierre Léonardini,
paru dans l’Humanité du 2 juin 2003,
 quelques jours après la mort d’Armando Llamas



la vidéo
 
Autour de la création du spectacle, un travail a été mené avec les habitants de Fosses afin de réaliser la vidéo qui constitue la première partie de la pièce. Cette vidéo, issue d’une réflexion menée avec un groupe de jeunes adultes sur leur ville ou leur « espace vécu », sert de référent à une action qui peut être reconduite dans d’autres lieux de représentation.
Elle s’inscrit dans un travail global d’action artistique et d’accompagnement que mène depuis toujours la Compagnie Sambre autour de ses créations.

voir aussi la revue de prsse...
 
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Mercredi 4 juillet 2007
P2070022.JPG Immortelle exception a été écrit en résidence au CNES (Centre National des Écritures du Spectacle) – La Chartreuse, en mai 2005. Il a été créé en février 2006 à l’Espace Germinal de Fosses, lors d’une mise en chantier de trois textes contemporains, puis repris au Lavoir Moderne Parisien en février 2007. 
 
Présenté sous forme d’une conférence tronquée, ce spectacle de « petite forme » a été créé pour être joué partout, dans des salles équipées ou non équipées, salles de classes, levers de rideaux, etc… Il a notamment été représenté en 2006 au Lycée Charles Baudelaire de Fosses.
 
Le propos
 
Il s’agit  d’un conférencier sur le retour et de son assistante Clara qui parcourent les salles des fêtes, les campagnes et petites villes de banlieue afin de dispenser les théories élaborées par le conférencier. De digressions en coups de sang, ils tentent tant mal que bien de mener à son terme cette démonstration « qui ne cherche rien à démontrer d’autre que ce par quoi elle avait commencé ». Se servant de la métaphore philosophique du « mollusque à ventre mou accroché à son rocher », le conférencier fou assène de fausses contrevérités (!) à « l’être nain », sur l’amour, la politique, le monde du spectacle, molestant et secouant son public sans vergogne, afin de bien lui faire entrer dans la tête que tous les malheurs de l’humanité viennent de son sentiment ridicule d’immortalité ou, en d’autres termes, d’Immortelle exception. Ce spectacle a été bâti autant sur le plaisir gourmand des mots que celui du jeu des acteurs-complices, avec une furieuse envie de donner un coup de pied jubilatoire dans quelques idées reçues…



la distribution

Texte et mise en scène / Carole Thibaut

Maxime Leroux / le conférencier
  

Après avoir été formé à l’école du Théâtre des Deux Rives à Rouen, il y travaille durant une dizaine d’années comme comédien dans des mises en scène de Alain Bezu et Claude Juin. Après ce compagnonnage avec la troupe des Deux Rives, il poursuit sa carrière de comédien à Paris. Il joue sous la direction, entre autres, de Bernard Sobel, Jacques Kraemer, Gildas Bourdet, Jean Rochefort, Robert Cantarella, Claude Stratz, Béatrice Agenin...
 
Isabelle Andréani / l’assistante
Isabelle Andréani a été formée à l’Ecole Supérieure d’Art Dramatique de la Ville de Paris puis en stages avec entre autres A. Mnouchkine, E.Chailloux-A.Hakim, Yoshi Oïda… Actrice de Compagnie, elle a joué et a été l’assistante de Jacques Seiler. Elle participe à des créations d’auteurs contemporains : Y. Simon, L-C Sirjac, X. Durringer, V. Feyder, D. Keene et Hanokh Levin…En 2006/2007, elle joue dans Adam, Eve et descendances…, de Pascal Bancou, mis en scène par Xavier Lemaire au Théâtre du Balcon, repris au Théâtre Essaïon.
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Mercredi 4 juillet 2007
aveclecouteau-afficheROGN2E.jpg Le TEXTE

Commencé en résidence d’écriture au Centre Européen de
la Jeune Mise en scène (maison Gaston Baty – Pélussin) en août 2002 et achevé à Paris en avril 2004. Bourse d’encouragement à l’écriture de la DMDTS en juin 2004. Mis en lecture au Théâtre du Rond Point par l’association À Mots Découverts en octobre 2004 . Coup de cœur des Comités de Lecture du Théâtre de la Tête Noire et du Théâtre de l’Éphémère (Scènes conventionnées pour les écritures théâtrales contemporaines) Présenté en lecture - mise en espace par la Compagnie Sambre en mars 2005 à l’Espace Germinal de Fosses (premier chantier de travail d’une semaine autour du texte). Lecture au Salon du Théâtre et de l’Édition théâtrale à Paris, place Saint-Sulpice, le 24 juin 2006.
  
 
L’Histoire
 
C’est l’histoire de la gamine, subissant le pouvoir arbitraire du père et la passivité de la mère, confrontée à une violence familiale érigée en système de valeurs. Elle se réfugie dans la religion où elle trouve la justification mystique de ses « souffrances ». Dans cet univers clos va arriver un beau jour Norbert, fils d’un « très bon ami » du père, Norbert, le fort en maths, gendre idéal. Il va peu à peu reproduire le même rapport de violence et d’oppression envers elle. La gamine va tenter de se dégager de cet univers en s’inventant une identité qui lui avait été refusée jusque là.
        
 
 
Accompagnement de la création 
 
La création et les représentations de ce spectacle font l’objet depuis octobre 2006 d’un travail d’accompagnement auprès de publics jeunes, adolescents et adultes, sous forme d’ateliers, de rencontres, de répétitions ouvertes. Ces actions ont été menées par les comédiens et Carole Thibaut en direction de lycées, de collèges (sections générales, professionnelles, SEGPA, …), de centres sociaux, dans différents départements d’Ile-de-France et sur Paris. Cette démarche fait partie intégrante de notre démarche de création en tant que structure indépendante de service public. 
         
  
Distribution

Texte et mise en scène / Carole Thibaut

Maryline Even / La mère
Au théâtre, Maryline Even a joué sous la direction, entre autres, de Tilly, de Stéphanie Loïk, de Philippe Adrien, de Jorge Lavelli, de Michel Hermon, d'Alfredo Arias, d'Anne-Laure Liégeois, de Bernard Bloch, de Maxime Leroux.   
Maxime Leroux / Le père
Après avoir été formé à l’école du Théâtre des Deux Rives à Rouen, il y travaille durant une dizaine d’années comme comédien dans des mises en scène de Alain Bezu et Claude Juin. Après ce compagnonnage avec la troupe des Deux Rives, il poursuit sa carrière de comédien à Paris. Il joue sous la direction, entre autres, de Bernard Sobel, Jacques Kraemer, Gildas Bourdet, Jean Rochefort, Robert Cantarella, Claude Stratz, Béatrice Agenin...  
Karen Ramage / La gamine
Formée à l’Ecole Charles Dullin puis à l’Ecole du Samovar, elle a joué sous la direction de Anne-Laure Liégeois, Laurent Maklès, Thomas Le Douarec, Pierre Vial, Mathieu Desfemmes, Benoît Théberge, Frédéric Ferrer.  
Charly Totterwitz/ Norbert le jeune homme
Après une licence en arts du spectacle, il entre à l’école de la Comédie de Saint-Etienne. Il jouera sous la direction de metteurs en scène : Antoine Caubet, Jean-Marie Villégier, Serge Tranvouez, Vincent Goethal, Jean-Claude Berutti, François Rancillac, et de chorégraphes: Odile Duboc et Thierry Niang. 
Voir aussi la revue de presse...

Par Compagnie Sambre - Publié dans : créations
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